PIILS : mode sur ordonnance

samuelco

Mode | Publié le 14/12/2017 14:39 | Mis à jour le 19/12/2017 11:40

piils villup paris

L'enseigne PIILS située dans le nouveau centre commercial Vill'UP

La rédaction d'Olibe vous fait découvrir aujourd'hui le concept store PIILS. Cette enseigne, aux produits tendances, est devenue une référence pour les amoureux de la sneakers et de la mode urbaine. Interview avec Ilan Pinto, son fondateur.  

Après l’obtention de son diplôme en Master2 International Business à PSB, Ilan Pinto pose ses valises dans l’ouest Parisien, au Palais des Congrès de Paris dans le 17ème arrondissement. De là va naître le premier concept store, de ce jeune entrepreneur, passioné de sneakers. PIILS est un espace de découvertes aliant mode et culture, où sneakers, vêtements, livres et accessoires se retrouvent. 
Fort du succès rencontré avec son premier shop, Ilan décide d’ouvrir deux nouvelles boutiques. D'abord Petit PIILS, en 2016, espace entierement dédié aux #coolkids, situé à quelques mètres de PIILS. Puis en 2017, un second PIILS ouvre ses portes, à Vill'up, dans le 19ème, nouveau quartier branché de la capitale.

Pour découvrir l’univers PIILS, rendez-vous sur leur site internet : www.piils.fr  - www.petitpiils.com ou sur Instagram (@piils @petitpiils), ainsi que sur Facebook et Twitter. 


Olibe : Pouvez-vous nous en dire plus sur la signification du nom PIILS ?  Quelle est l’origine de ce nom ?
Ilan Pinto : « Pour moi, les shops indépendants ont le rôle de prescripteur avec leurs clients. Partant de là, notre sélection et nos conseils, sont un peu comme des prescriptions de médicaments, d’où le PIILS, qui, comme chacun le sait, veut dire médicaments en anglais. Ce mot peut également signifier “drogue” avec ce que cela a d’addictif en sachant que la mode est addictive pour le plus grand nombre. Le redoublement du « i » est arrivé là comme pièce de singularisation. »

PIILS a été crée en 2014. Dans vos différents shops on retrouve des sneakers, du prêt-à-porter mais également toute une série d’ouvrages. Comment allier ces différents univers ?

« La plupart des publications ont trait à l’art, qu’elles traitent de l’architecture, de la peinture, des graffitis, de la sculpture ou la musique. Ce sont des centres d’intérêt qui me sont chers et qui sont très liés à la mode urbaine ; il y une grande interaction entre ces deux mondes. Et d’une manière générale, il faut bien reconnaître que la mode est un art. Tout cet ensemble forme une vraie culture.»

Concernant le prêt-à-porter, vous proposez de nombreuses marques comme Nike, Adidas, New-Balance, Carhartt, Stussy, Champion ou encore Homecore. Quelles sont les critères de sélection de vos produits ?

« Nous sélectionnons une marque, avec comme critère principal son histoire, même récente. Il y a les marques fortes comme Nike, Adidas, Carhartt ou Stüssy, qui ont un historique connu de tous, et il y a d'autres marques, plus jeunes, plus confidentielles mais qui elles aussi ont une histoire. C'est le cas de Bleu de Paname, Harmony ou Zespa. Cela va au-delà de la mode du storytelling, car le client a besoin que le produit qu’il achète ait une sorte d’ADN. Il ne faut pas oublier que ce qui fait aussi l'intérêt d'une marque c'est sa capacité à se singulariser dans le style qu'elle propose. La mode est aujourd'hui tellement éphémère qu'il est presque interdit de louper un wagon. Nous devons toujours être en veille sur les nouvelles tendances et les nouvelles marques. La fast fashion a modifié les plans de collection et la manière d'acheter celles-ci.»

La tendance se porte beaucoup sur la mode urbaine, comment expliquez-vous que les marques remettent en avant des produits qui ont connu un engouement il y a des dizaines d’années ?

« Une dizaine d’années où plus lorsqu’on voit le phénomène Stan Smith , dont la première mouture sous cette appellation date de 1973. Les styles reviennent de manière cyclique . A côté de cela les marques jouent beaucoup sur la nostalgie d’une frange des consommateurs et sur l’attirance pour les produits “retro” en général. Ce qui est rétro a forcément une  histoire, donc ça plait comme je le disais auparavant. C’est aussi une première ouverture, pour certains, sur la culture urbaine.»

Tout a démarré pour vous avec une première boutique située dans le Palais des Congrès de Paris, porte Maillot . Depuis près d’un an, vous avez ouvert un second shop dans l’est parisien, dans le centre commercial Vill’Up. Pensez-vous que la clientèle de l’est parisien est différente de celle de l’ouest ? Si oui, quelle différence notable établissez-vous ?

« Aujourd'hui il y a moins de différences fondamentales entre les quartiers de Paris. Les gens, parisiens ou touristes, se déplacent beaucoup dans la ville au gré des évènements ou de l'émergence de spot cool. Ainsi, il n'est pas rare de retrouver dans le 19eme des clients que nous servons d'ordinaire dans le 17eme. Notre clientèle se construit de gens qui connaissent déjà les produits que l’on vend et de gens qui les découvrent. C’est sur ces derniers que notre rôle de prescripteur est encore plus important et cela est valable quel que soit le quartier. De prime abord, on pourrait penser que l'est parisien est plus arty, donc plus en phase avec la culture urbaine et à l'inverse que l'ouest est plus cols blancs donc plus mainstream mais je pense que c'est de moins en moins vrai.»

Vous avez également un shop pour les kids, également située au Palais des Congrés. Pensez-vous que les parents habillent leurs enfants à leurs images ?

« C’est vrai de 2 à 8/10 ans et les marques l’ont bien compris. Il y a beaucoup de mini-me dans les collections qui nous sont présentées et c’est par ailleurs très “craquant”, que l'on soit parent ou pas. A partir de 12 ans, c’est plus souvent l’enfant qui choisit avec ses goûts ou plutôt comme il a décidé mais c'est calquant les looks des plus grands. Le décideur a changé. Sans faire trop de psychologie, c’est certainement une manière pour l'enfant de s’affirmer. »

Pour terminer, quels sont vos projets sur le court et moyen terme ?

« On a accompli un gros travail depuis le lancement du premier shop PIILS au début 2014. En quatre ans, on a ouvert en 2016 Petit PIILS qui est un concept store entièrement dédié aux kids mais avec les mêmes idées directrices que pour PIILS. Dans la même année, on a lancé notre site internet et au début 2017, on à ouvert le second shop PIILS à Vill Up. Il faut maintenant faire évoluer tout cela avec un axe prioritaire sur tout le digital, et nous sommes en réflexion sur l’ouverture de prochaines boutiques, mais je ne peux pas en dire plus pour le moment.»

PIILS & Petit PIILS 17e ➔  2 place de la Porte Maillot                                                 

                                         Palais des Congrés de Paris (niveau -1)

                                         75017 Paris 

                                         

PIILS Vill'up ➔                 30 avenue Corentin Cariou 

                                        75019 Paris

                                        

Propos recueillis par Samuel Cohen 

Crédits photos : PIILS / Instagram @Piils @petitpiils

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